Clôture de la deuxième Session Ordinaire


Comme le prévoient les dispositions constitutionnelles, la deuxième session ordinaire du Parlement a pris fin vendredi 30 décembre 2011.


Le chef du Gouvernement lors de la clôture

Le chef du Gouvernement lors de la clôture

Ouverte le premier jour ouvrable du mois de septembre pour s'achever le dernier jour ouvrable de décembre, la deuxième session du parlement a pris fin le vendredi 30 décembre 2011 à 16 heures.

Bien que le Président du Sénat se réjouisse de l'écrasante victoire du PDG aux dernières législatives, elle n'invite pas moins les acteurs politiques de son camp à prendre le pleine mesure de la lourde responsabilité qui est désormais la leur.

A l'inverse des députés dont la cérémonie solennelle, au palais Léon MBA, a coïncidé, hièr, avec la fin de la 11ème législature, les sénateurs dont le mandat s'achève en 2013 regagneront, eux, l'hémicycle Georges Rawiri, au mois de mars 2012 avec les mêmes acteurs contrairement à la première chambre du Parlement qui vient d'être renouvelée.

Hier, Rose Francine Rogombé a dressé le bilan des travaux du Sénat de l'année qui s'achève. L'on retiendra que les sénateurs ont eu à examiner plusieurs textes législatifs. Notamment la loi de finance 2011 et celle de l'exercice 2012 qui se chiffre en recettes et en dépenses à la somme de 2 435,1 milliards, soit une hausse de plus de  82 milliards due,  selon le Gouvernement, à un environnement économique prévisible et favorable l'an prochain.

"C'est une satisfaction d'autant plus fondée pour les sénateurs que ce projet prend en compte, entre autres, la nécessité de finaliser, à court terme, les chantiers de la Can 2012; la réalisation des mesures économiques et sociales annoncées à l'occasion des Conseils des ministres délocalisés, etc." a souligné Mme Rogombé.

Pour consolider notre démocratie, le Sénat a aussi adopté la loi portant ratification de l'ordonnance n°009/PR/2011 du 11 août 2011 modifiant, complétant et abrogeant certaines dispositions communes à toutes les élections politiques. Dans cette optique, les articles 114 et 122 nouveaux prescrivent que la Cour Constitutionnelle proclamme les résultats à l'issue du contentieux dont elle serait saisie, et que les réclamations à cette fin doivent être déposées au greffe de cette juridiction, sous peine d'irrecevabilité.

Rose Francine Rogombé a enfin invité les différents artisans de l'écrasante victoire du PDG, à prendre la pleine mesure de leurs responsabilités face au défis, enjeux et autres attentes pressantes des populations, de manière à réconcilier celles-ci avec la chose politique.